Qu’il s’agisse de la cession d’entreprise ou une acquisition d’entreprise, vous devez maîtriser les notions essentielles à la cession et acquisition d’entreprise. Les dirigeants d’une entreprise qui possèdent un vécu, une clientèle solide, un emplacement privilégié ont des arguments à proposer lors de la cession d’entreprise. Toutefois, ces arguments sont insuffisants pour les entreprises artisanales. Dans les faits, l’écart entre le prix de vente et la valeur de la société est de 5 % pour 70 % des entreprises connues. La différence est énorme pour les entreprises artisanales. Le principal échec vient d’une fausse évaluation du prix réel pour l’entreprise. À cause de l’affection qu’ils éprouvent pour leur entreprise, certains dirigeants proposent des prix exorbitants. Vous pouvez exploiter cette approche en présentant l’histoire de l’entreprise, son avenir et son potentiel de développement. Pour réussir une transmission d’entreprise, vous devez utiliser une méthode d’évaluation disponible par exemple sur le site ifde.net/.

La méthode comparative ou l’évaluation par barème

Facile à mettre en œuvre, elle est fréquemment utilisée pour les fonds de commerce, les activités de services et les entreprises individuelles. Il s’agit de prendre votre entreprise et de la comparer aux autres ayant un profil similaire, voire identique, et de déterminer la valeur théorique en utilisant un barème ou un coefficient applicable dans le secteur d’activité ou la zone géographique. Pour obtenir le prix de vente, on multiplie le coefficient par la moyenne des trois derniers chiffres d’affaires. Une entreprise de carrelage qui réalise 250 000 euros coûtera, dans une transmission d’entreprise, entre 25 000 euros et 37 500 euros. Le coefficient dans ce secteur varie de 10 % à 15 %.

Évaluation du patrimoine

C’est la méthode indiquée pour les entreprises réglementées : SARL, EURL, SA. Le prix de vente se base sur l’évaluation des actifs corporels et incorporels et la soustraction des dettes comme le paiement des impôts, le coût de réaménagement d’un bâtiment, le départ à la retraite d’un salarié. À la fin du calcul, on ajoute le montant des capitaux propres de l’entreprise et on obtient la valeur réelle de cession d’entreprise. Notez que le fonds de commerce varie en fonction du rythme de passage de la clientèle, de son panier moyen, de l’emplacement de l’entreprise, du capital humain et de la durée du bail.

Évaluation par un multiple de résultat

Au-delà de 10 à 20 salariés, l’entreprise est jugée sur sa capacité à générer du profit. Pour identifier le prix réel, on applique au résultat net corrigé un coefficient multiplicateur et on pondère le résultat selon la renommée et la situation monolithique. Plus la structure va mal, plus le coefficient est faible. Par contre, un fort coefficient indique une entreprise à fort potentiel de croissance.