Bale III, Solvency II, ce sont les derniers épisodes d’une saga bancaire qui a commencée aux états unis avec l’effondrement de la bulle des subprimes, ces crédits immobiliers aux particuliers peu solvables.

Après avoir emmené le monde avec elles dans la tourmente financière, les banques doivent désormais, sous la pression des autorités de régulation mondiales, se montrer plus disciplinées et prendre moins de risques, autrement dit avoir plus de réserves (fonds propres) de trésorerie qu’auparavant lorsqu’elles investissent dans des produits risqués. Ou alors tout simplement, ne plus investir dans les produits risqués.

Les banques et les assurances étaient auparavant les grandes pourvoyeuses de capital à l’industrie du « private equity » au sens large, du capital risque aux montages LBO. Elles se sont retirées de ces investissements devenus trop coûteux pour elles en capitaux propres. Les fonds d’investissement doivent désormais se tourner vers l’argent publique ou l’argent des particuliers, bien moins généreux.

Dans le même temps, le crédit aux entreprises, peu rentable et de plus en plus risqué compte tenu de la conjoncture économique, se fait rare.

Nos entreprises deviennent alors des cibles idéales pour les capitaux étrangers : qui du fonds Chinois cherchant à acquérir des PME dans la mode, qui d’un milliardaire Coréen désirant se construire un groupe dans le luxe en France, qui du Qatar et ses emplettes sur nos marques de luxe et nos palaces, qui d’un fonds souverain du Moyen Orient cherchant cibles en Europe quelque soit le secteur.

Messieurs les pouvoirs publiques, si vous ne réagissez pas rapidement, nos PME passeront sous pavillon étranger rapidement, à moins que nos entrepreneurs ne cèdent aux sirènes anglo-saxonnes et se déplacent outre-manche.