
Passer à 42 heures par semaine change concrètement vos journées de travail, vos temps de repos et votre rémunération. Entre la durée légale à 35h, les plafonds à 48h, les conventions collectives et les heures supplémentaires, la “simple” question de savoir combien d’heures faire par jour devient vite un casse‑tête. Pourtant, ce calcul conditionne des sujets très concrets : organisation des plannings, respect du Code du travail, charge réelle des équipes, mais aussi coût de la masse salariale. Comprendre comment se décomposent 42 heures sur 5, 5,5 ou 6 jours permet de sécuriser à la fois l’entreprise et les salariés, tout en gardant une organisation tenable sur la durée.
42 heures par semaine : conversion en heures par jour selon 5, 5,5 et 6 jours travaillés
Calcul 42h sur 5 jours : durée quotidienne, pauses et temps de présence réel
Si vous répartissez 42 heures sur 5 jours, le calcul de base est simple : 42 ÷ 5 = 8,4. Une journée de travail représente donc 8,4 heures, soit 8h24 de temps de travail effectif. À ce stade, il s’agit bien de la durée pendant laquelle le salarié est à la disposition de l’employeur, hors pause où il peut vaquer librement à ses occupations. Dans la pratique, vous devez ajouter le temps de pause quotidienne, au minimum 20 minutes dès que la journée dépasse 6 heures de travail effectif.
Concrètement, une semaine de 42 heures sur 5 jours aboutit souvent à des journées de 9 heures de présence, par exemple 8h24 de travail + 36 minutes de pause réparties entre le matin et le midi. Cette organisation implique une amplitude journalière importante, qui doit rester compatible avec le repos quotidien de 11 heures consécutives et les contraintes de transport. Pour fiabiliser ces calculs, un suivi précis via un logiciel de paie comme PayFit ou un SIRH permet de centraliser les heures réalisées et de vérifier, semaine après semaine, le respect des plafonds légaux.
Calcul 42h sur 5,5 jours : organisation type commerce, hôpitaux et distribution
De nombreux commerces, services de santé ou structures de distribution préfèrent étaler les 42 heures sur 5,5 jours, avec un samedi ou une demi‑journée supplémentaire. Le calcul de base donne 42 ÷ 5,5 ≈ 7,64, soit environ 7h38 de travail effectif par jour. Les journées “pleines” peuvent tourner autour de 8 heures de présence (7h38 + 20 à 30 minutes de pause), tandis que la demi‑journée affiche une amplitude plus réduite, par exemple 4 heures de travail effectif sans pause formelle si la durée reste inférieure à 6 heures.
Ce découpage 42h sur 5,5 jours permet souvent d’ouvrir plus largement en soirée ou le week‑end, tout en limitant la fatigue liée à cinq grandes journées de plus de 8h30 de présence. En revanche, il réduit mécaniquement le temps libre continu, ce qui peut peser sur l’équilibre vie pro / vie perso si vous multipliez les semaines consécutives. Pour tracer précisément le temps partiel, les compléments d’heures ou les plannings fragmentés, un tableau Excel structuré reste utile, mais montre vite ses limites par rapport à un logiciel GTA intégré à un outil comme Silae pour la paie.
Calcul 42h sur 6 jours : modulation dans l’artisanat, la restauration et le bâtiment
Dans l’artisanat, la restauration ou certains chantiers du bâtiment, une semaine de 42 heures se répartit fréquemment sur 6 jours. Le calcul devient alors 42 ÷ 6 = 7 : 7 heures de travail effectif par jour. À première vue, la journée paraît plus courte, mais l’absence de véritable “deuxième jour off” consécutif peut générer une fatigue continue, surtout dans les métiers physiquement exigeants ou avec du travail en horaires coupés.
La journée type peut ressembler à 7h – 12h puis 14h – 16h, soit 7 heures de travail encadrées par plus de 20 minutes de pause. Ce schéma reste compatible avec la durée minimale de travail quotidien et la pause légale, mais impose de surveiller l’organisation sur 12 semaines consécutives pour respecter la moyenne maximale de 44 heures. Les secteurs qui recourent massivement au 42h sur 6 jours utilisent souvent la modulation ou l’annualisation du temps de travail pour absorber les pics saisonniers, ce qui nécessite un paramétrage pointu des règles de calcul dans l’outil de suivi choisi.
Simulateurs de temps de travail : exemples concrets avec excel, PayFit et silae
Pour sécuriser la conversion des 42 heures hebdomadaires en planning quotidien, vous pouvez utiliser des simulateurs de temps de travail. Un simple fichier Excel, avec des colonnes “heure d’arrivée”, “heure de départ”, “pauses” et “temps de travail effectif” suffit pour un petit effectif, à condition de maîtriser les formules et le format des heures. L’avantage est la souplesse, mais la moindre erreur de formule ou de format horaire peut fausser tout le reporting, surtout dès que vous gérez plusieurs sites ou plusieurs types de contrats.
Les solutions comme PayFit ou Silae intègrent un calcul automatique des heures quotidiennes, des heures supplémentaires au‑delà de 35h et des temps partiels, avec un export direct vers la paie. Chaque jour, le salarié pointe son entrée, sa sortie et ses pauses, et l’outil calcule pour vous le total hebdomadaire. Ce type de simulateur réduit fortement le risque de double saisie et d’erreurs sur les majorations de 25 % ou de 50 %. Dans un contexte où les contrôles de l’inspection du travail se multiplient sur les durées maximales, disposer d’un historique fiable devient un véritable filet de sécurité.
Cadre légal français : 42 heures par semaine et code du travail (35h, 39h, 48h)
Différence entre durée légale (35h), durée conventionnelle (39h) et durée maximale (48h)
La semaine de 42 heures se situe à la croisée de trois notions clés du Code du travail. La durée légale est de 35 heures hebdomadaires pour un temps plein, soit 151,67 heures par mois et 1 607 heures par an. Elle sert de référence pour déclencher les heures supplémentaires. Ensuite, de nombreuses conventions collectives ont fixé une durée conventionnelle autour de 39 heures, ce qui génère 4 heures supplémentaires structurelles compensées en RTT ou en majoration. Enfin, la durée maximale hebdomadaire “absolue” est de 48 heures, sauf dérogation exceptionnelle.
Dans ce cadre, une semaine de 42 heures reste en‑dessous de la limite de 48 heures sur une semaine isolée, mais dépasse largement la durée légale de 35 heures. Ce dépassement doit être géré comme des heures supplémentaires ou dans le cadre d’un aménagement du temps de travail. La moyenne de 42h doit en outre respecter la limite de 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives, sauf accord autorisant 46h avec validation de l’inspection du travail. Pour un employeur, méconnaître ces seuils expose à des rappels de salaires, des majorations de retard et des sanctions administratives.
Heures supplémentaires au‑delà de 35h : contingent annuel, majorations 25 % et 50 %
Dès qu’un salarié dépasse 35 heures dans la semaine, les heures accomplies sont des heures supplémentaires, sauf pour les salariés au forfait jours ou certains cadres dirigeants. Le régime général prévoit une majoration de 25 % pour les 8 premières heures, de la 36e à la 43e heure incluse, puis de 50 % au‑delà. Un volume annuel appelé contingent d’heures supplémentaires, souvent fixé à 220 heures, encadre ces dépassements sans besoin d’autorisation spécifique.
Une semaine de 42 heures génère donc 7 heures supplémentaires : 7 heures à +25 % si aucun accord ne prévoit un autre taux. Rapporté à l’année, si cette situation se répète toutes les semaines, le salarié dépasserait rapidement le contingent légal, ce qui impose alors des contreparties en repos supplémentaires et une information‑consultation du CSE. Dans la pratique, les entreprises combinent souvent majoration financière et RTT pour rendre ces horaires acceptables et tenables pour les équipes sur la durée.
42h et durées maximales : plafond journalier de 10h et moyenne de 44h sur 12 semaines
Le Code du travail fixe une durée maximale quotidienne de travail effectif à 10 heures, qui peut être portée à 12 heures par accord collectif ou sur autorisation de l’inspection du travail dans des circonstances exceptionnelles. Avec 42 heures par semaine, le risque n’est pas tant de dépasser 10 heures par jour que de franchir la moyenne autorisée de 44 heures sur 12 semaines consécutives. Travailler 42h chaque semaine pendant 12 semaines conduit à une moyenne de 42h, donc sous la barre des 44h, mais laisse peu de marge pour les pics d’activité.
Le Code du travail prévoit également une limite exceptionnelle à 60 heures sur une semaine, sous réserve d’accord de l’inspection du travail et de circonstances réellement particulières. Ce type de situation reste heureusement rare, mais montre bien à quel point la loi cherche à encadrer les dérives potentielles. Pour un dirigeant ou un DRH, disposer de tableaux de bord de temps de travail sur 12 semaines glissantes devient indispensable pour ajuster les plannings et, si besoin, recourir à des embauches saisonnières plutôt qu’à une extension permanente de la durée du travail.
Rôle des conventions collectives (syntec, HCR, BTP, métallurgie) sur la semaine à 42h
Les conventions collectives jouent un rôle central dans la gestion d’une semaine de 42 heures. Dans la convention Syntec, par exemple, la durée collective est souvent fixée autour de 38h30 ou 39h avec des RTT, et le recours à une durée hebdomadaire de 42h se fait plutôt via le forfait jours pour certains cadres. Dans l’hôtellerie‑restauration (HCR), la présence de coupures, de services du soir et de travail le week‑end rend fréquentes les amplitudes élevées, d’où l’importance des dispositions spécifiques sur les coupures, les pauses payées et les heures supplémentaires.
Dans le BTP ou la métallurgie, les conventions prévoient des dispositifs d’aménagement du temps de travail qui permettent d’alterner des semaines plus longues (jusqu’à 42h) et des semaines allégées, sans déclencher systématiquement des heures supplémentaires dès la 36e heure. La clé réside dans la validité juridique de ces accords, leur transcription dans les contrats de travail et leur bonne traduction dans les outils de suivi. Un simple décalage entre ce qu’indique l’accord de branche et ce que calcule le logiciel de paie peut finir devant les prud’hommes plusieurs années après.
Organisation d’une journée type avec 42h hebdomadaires : planning, pauses et temps de repos
Exemple de journée à 8h24 sur 5 jours : arrivée, pause méridienne et fin de service
Sur 5 jours, une semaine de 42 heures impose 8h24 de travail effectif quotidien. Une organisation réaliste peut ressembler à : 8h30 – 12h30 (4h) puis 13h30 – 17h54 (4h24). L’amplitude totale est de 9h24, incluant 1 heure de pause méridienne non rémunérée, pendant laquelle le salarié peut librement s’éloigner de son poste. Les 8h24 réalisées sont alors intégralement considérées comme du temps de travail effectif, décomptées dans les heures supplémentaires si elles dépassent 35 heures sur la semaine.
Dans la pratique, certaines entreprises choisissent une pause plus courte le midi et une petite pause supplémentaire l’après‑midi (par exemple 15 minutes) pour réduire la fatigue. L’essentiel est de distinguer clairement ce qui est assimilé à du temps de travail et ce qui relève d’une pause libre. Un planning bien formalisé, affiché et retranscrit dans un outil de suivi évite les discussions récurrentes sur le caractère payé ou non de telle ou telle coupure.
Gestion des pauses légales (articles L3121‑16 et suivants) pour une journée de plus de 6h
Les articles L3121‑16 et suivants du Code du travail imposent une pause d’au moins 20 minutes consécutives dès que le temps de travail quotidien atteint 6 heures. Cette pause n’est pas rémunérée par défaut, sauf si un accord collectif ou un usage la considère comme du temps de travail effectif. Pour une journée de 8h24 dans le cadre d’une semaine à 42 heures, cette pause est obligatoire et peut être prise en une seule fois ou fractionnée, si un accord le prévoit.
Dans beaucoup d’entreprises, la pause méridienne est bien supérieure à 20 minutes. Cependant, une mauvaise pratique fréquente consiste à imposer au salarié de rester à son poste ou de répondre au téléphone pendant la pause. Dans ce cas, le salarié reste à la disposition de l’employeur et cette période devient du temps de travail effectif.
La frontière entre pause et temps de travail effectif dépend moins de la durée que du degré de liberté laissé au salarié pendant cette période.
Sur une semaine à 42 heures, flouter cette frontière peut générer, à terme, des rappels de salaires significatifs si un contrôle ou un litige vient requalifier des pauses “théoriques” en heures supplémentaires.
Repos quotidien de 11h consécutives et articulation avec des journées longues
Le droit français impose un repos quotidien d’au moins 11 heures consécutives entre deux journées de travail, auquel s’ajoute un repos hebdomadaire de 24 heures, soit 35 heures de repos continu par semaine. Avec une journée qui se termine à 19h, la suivante ne peut donc commencer avant 6h le lendemain. Une semaine de 42 heures avec des amplitudes importantes doit impérativement être construite en tenant compte de cette règle, sous peine de non‑conformité manifeste.
Dans les organisations à forte contrainte horaire (restauration, logistique, transport), un plan de roulement mal construit peut facilement empiéter sur ces 11 heures de repos. L’impact n’est pas seulement juridique : la dette de sommeil accumulée dégrade la vigilance, augmente le risque d’accidents du travail et favorise le turn‑over. Une façon simple de vérifier la conformité consiste à tracer l’heure de fin de poste et l’heure de début du poste suivant dans votre système de pointage et à générer des alertes automatiques en cas de non‑respect des 11 heures.
Travail en horaires atypiques : équipes de nuit, 3×8, postes en continu et quasi‑continu
La semaine de 42 heures prend une couleur particulière lorsqu’elle se combine avec des horaires atypiques : travail de nuit, équipes en 3×8, postes en continu ou quasi‑continu. Dans ces organisations, l’objectif est de faire tourner l’outil de production 24h/24 ou 7j/7, en répartissant la charge entre plusieurs équipes. Les temps de travail individuels doivent alors être pensés sur un cycle plus long qu’une seule semaine, souvent 4, 8 ou 12 semaines, pour lisser les variations et respecter la moyenne maximale de 44 heures.
Dans un cycle en 3×8, par exemple, un salarié peut enchaîner plusieurs jours à 8 heures de nuit, suivis de repos prolongés. L’introduction d’une cinquième ou sixième heure supplémentaire hebdomadaire peut faire basculer l’ensemble du cycle au‑delà des plafonds légaux si elle est généralisée. À cela s’ajoutent les spécificités du travail de nuit (compensations, suivi médical, aménagement particulier de la durée du travail) qui renchérissent le coût des 42 heures. Le pilotage fin de ces cycles repose aujourd’hui sur des logiciels spécialisés de gestion des plannings, capables de simuler les effets d’un changement d’horaire sur 6 mois ou un an.
Dans les organisations en horaires décalés, la question n’est plus seulement “combien d’heures par jour”, mais “comment répartir ces heures sur un cycle complet sans épuiser les équipes ni franchir les plafonds légaux”.
Impact d’une semaine de 42 heures sur la rémunération et les heures supplémentaires
Dès que le contrat de travail ou l’horaire collectif prévoit 42 heures hebdomadaires, la rémunération doit intégrer les heures supplémentaires au‑delà de 35 heures, sauf si le salarié est en forfait jours ou relève d’un régime spécifique. Pour un salarié payé 15 € brut de l’heure, une semaine de 35 heures représente 525 € brut. À 42 heures, il effectue 7 heures supplémentaires. Dans le cadre légal standard, ces 7 heures sont rémunérées avec une majoration de 25 %, soit 15 € x 1,25 = 18,75 € de l’heure.
Le calcul pour une semaine devient alors : 35h x 15 € = 525 €, plus 7h x 18,75 € = 131,25 €, soit 656,25 € brut. Si cette organisation reste stable toute l’année, la rémunération mensuelle moyenne grimpe mécaniquement et le contingent d’heures supplémentaires est largement dépassé. Pour lisser ce surcoût, beaucoup d’entreprises optent pour un système de RTT, une annualisation du temps de travail ou un forfait adapté. Mais il reste indispensable d’être transparent avec les salariés sur le volume réel d’heures attendues, car une salle de pause où l’on parle de “35h” alors que tout le monde fait 42h est un terreau idéal pour les conflits.
L’impact sur la rémunération ne se limite pas au salaire de base. Les primes d’ancienneté, certaines indemnités de congés payés et, à terme, les droits à retraite sont souvent calculés sur les rémunérations soumises à cotisations. Une semaine permanente à 42 heures augmente donc le coût global du poste pour l’employeur, mais renforce aussi les droits sociaux du salarié. La montée en puissance récente des dispositifs de défiscalisation des heures supplémentaires ajoute une dimension supplémentaire : pour un salarié, accepter 42 heures peut devenir financièrement attractif, à condition que le volume reste compatible avec sa santé et ses contraintes personnelles.
Comparaison internationale : 42h par semaine en france vs allemagne, suisse et canada
La semaine de 42 heures n’a pas la même signification d’un pays à l’autre. En France, elle se positionne clairement au‑dessus de la durée légale de 35h, avec un encadrement fort des heures supplémentaires, des durées maximales et du repos. En Allemagne, la durée hebdomadaire “contractuelle” tourne souvent autour de 37 à 40 heures, selon les accords de branche, mais l’organisation du temps de travail laisse parfois une plus grande marge à la négociation d’entreprise. Le recours au temps partiel est également très fréquent, ce qui influence la perception d’une semaine à 42 heures, plutôt associée à des pics temporaires qu’à un régime permanent.
En Suisse, la législation fédérale fixe une durée maximale hebdomadaire de 45 heures pour certaines catégories (industrie, bureaux, etc.) et de 50 heures pour d’autres secteurs, mais la durée normale de travail se situe souvent autour de 40 à 42 heures. La semaine de 42 heures y est donc plus “banale” qu’en France, et la référence aux 35 heures n’existe pas. Les négociations se focalisent davantage sur les salaires horaires, les compensations pour le travail de nuit ou du dimanche, et la flexibilité des horaires, par exemple via le télétravail.
Au Canada, et particulièrement au Québec, la durée normale de travail se situe généralement à 40 heures par semaine, avec déclenchement des heures supplémentaires au‑delà. Une semaine de 42 heures représente donc un léger dépassement, souvent absorbé par des heures supplémentaires payées ou compensées en temps. Les cultures d’entreprise nord‑américaines valorisent fréquemment la disponibilité et l’engagement, mais les dernières années ont vu monter en puissance les débats sur la santé mentale au travail et l’équilibre vie pro / vie perso. Dans ce contexte, maintenir durablement des semaines de 42 heures impose de plus en plus souvent des contreparties attractives et une flexibilité accrue sur les horaires.
Comparer la semaine de 42h entre pays met en évidence que la question n’est pas seulement juridique : elle touche à la culture managériale, au rapport au temps et à la valeur accordée au repos.
Pour un employeur implanté dans plusieurs pays, l’enjeu est de construire une politique cohérente qui tienne compte des cadres légaux locaux sans créer de sentiment d’iniquité entre équipes. Pour un salarié, comprendre comment se situent ses 42 heures par rapport aux pratiques européennes ou nord‑américaines permet d’évaluer de manière plus objective ses conditions de travail et de nourrir ses choix de carrière, notamment lorsqu’une expatriation ou un télétravail transfrontalier est envisagé.